Dimanche, 20 Mai 2012

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Les Guerriers Mongols

Mise à jour le Lundi, 27 Février 2012 10:54 Écrit par Administrator Samedi, 07 Juillet 2007 09:54



Les Guerriers Mongols

Entre 1890 et 1892, Edgar Degas métamorphose un nu  féminin en paysage. Les seins du modèle deviennent de douces collines, alors que la chevelure tombante se transforme en falaises abruptes dominant la mer.

C’est dans ce sens que Degas se distingue de bon nombre d’artistes qui ont abordé les métamorphoses ou encore les images à lecture simultanée, avant lui, mais aussi après…

Le corps (sujet majeur des peintres) et le paysage (sujet tout aussi important)  tous deux mêlés, comme une superposition d’images transparentes telles qu’on peut les voir aujourd’hui de manière si banale grâce au médium numérique.

Le corps de la femme est de nos jours, et plus que jamais, l’enjeu d’une quête de pouvoir et de possession. Tantôt trop voilé pour certains (peut-être à juste titre…), tantôt trop dévoilé pour d’autres (sans doute à juste titre aussi…), notre regard se pose quoi qu’on fasse, où que nous soyons, sur le corps féminin.

Notre société est ainsi faite…Le corps est en morceau dans les revues féminines, corps sans têtes, bouches sans corps, ventres culottés trop parfaits, les arrêts de bus abritent des corps sans jambes garnis de dentelles, le rayon le plus haut chez les buralistes dissimule mal une pornographie avilissante, etc… que dire du corps recoupé pour qu’il rentre dans le petit écran, celui qui, retaillé pour le grand et filmé en gros plan, nous fait passé pour des lilliputiens médusés…

La série de photos « les Guerriers Mongols » montre de petits personnages en plastique, posés sur des corps allongés. Ce sont de petits soldats avec lesquels je jouais quand j’étais petit.

Adolescent, j’ai été profondément marqué par le film de Pabst datant de 1932 : L’Atlantide avec Pierre Blanchard.

Les personnages masculins de cette histoire errent dans une cité perdue dans le ventre du désert. Tous sont désabusés, totalement perdus dans leurs rêves sans illusions. Ils sont tous sous la domination (et sous la protection) d’une reine toute puissante. Le tout baigné d’une lumière de cinéma disparue aujourd’hui…

Les « corps-paysages » vivants de mes photographies  sont gardés par quelques figurines dépourvues de chair et d’âme, inversant la logique naturelle d’une telle vision.

Le corps de la femme devient alors gigantesque et supporte de petits bonshommes ridiculement figés et inertes.

 


 

Les moteurs

Mise à jour le Dimanche, 26 Février 2012 15:15 Écrit par Administrator Samedi, 07 Juillet 2007 09:54

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Les Moteurs.

Il est des choses qui nous rappellent que nous sommes le résultat d’actions auxquelles nous n’avons pas participé.

La série des moteurs est née d’une conjonction d’évènements.

Je  peignais à l’époque, une série de natures mortes géantes nourries d’ustensiles de la cuisine contemporaine (tel le robot ménager ou la bouteille d’huile en plastique) côtoyant le symbole des mélanges fondamentaux : le chaudron.

Dans le même temps, la proximité de ma paternité faisait surgir en moi des interrogations nouvelles sur le sens de la vie et en particulier sur le rôle de la transmission future et celle que j’ai reçue.

C’est tout naturellement que je suis aller chercher dans le patrimoine de mon grand père , un symbole de son héritage affectif et spirituel : un moteur Panhard….

Ce fut le premier moteur que j’ai réalisé avant de poursuivre ma recherche de modèles dans les musées dédiés à la mécanique. Deux ans après, la rencontre fantastique du directeur de Renault Sport m’a permis l’accès au saint des saints de la recherche de la performance : le patrimoine du fabuleux motoriste. Mes sujets devenaient alors de véritables bijoux  de technologies, des mathématiques pures mises en forme.

Sortis de leurs contextes de fonctionnement et ne servant donc à rien, les moteurs deviennent des œuvres d’art incitant à la contemplation.

Le parti pris de mon point de vue, en face pure, par rapport à ces objets révèle l’anthropomorphisme de ces objets. J’ai alors commencé à parler de « portraits de moteurs ».

Le technique de fabrication de l’image est  très emprunte du métier des peintres du 18e siècle avec quelques parties rappelant certains traités  impressionnistes. La présence de la peinture ancienne est visible simultanément avec la lecture du moteur, qui lui, appartient bien à l’époque contemporaine   ( et à l’avant-garde de la mécanique)

Ce raccourci temporel nous ballade d’une époque à l’autre et produit comme un sentiment d’accélération. Je veux surtout exprimer que l’avant-garde vient bien de quelque part. Les peintres anciens furent aussi l’avant-garde de leur époque  et qu’ils nourrissent toujours des pensées actuelles…que l’on soit contre ou « tout contre »……….

 

   

Actuellement dans l'atelier

Mise à jour le Mercredi, 10 Novembre 2010 15:17 Écrit par Administrator Lundi, 11 Août 2008 01:12

2010sanstitre112x92hsp002Actuellement dans l'atelier, il y a quelques peintures sur papier......des huiles sur papier!!.....pour désacraliser la "toile"......

J'essaierais  d'en dire plus , avec un peu de recul.....

 

 

 

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